Les Chorégraphes

Meriem Bouajaja &
Mohamed Chniti

Meriem Bouajaja et Mohamed Chniti, deux interprètes et jeunes chorégraphes tunisiens, ont établi leur résidence en France depuis 2016. Leur parcours artistique commence en 2011 au Centre Chorégraphique Méditerranéen de Tunis, sous la direction éclairée d’Imed Jemaa. Au fil des années, leur complicité artistique s’est épanouie, donnant naissance à leur première co-création, Ghafla (2015), soutenue par le ministère des Affaires Culturelles de Tunis et l’Institut français. En 2020, ils ont réalisé Novice No-vice, suivi par Triangle, un projet de coopération artistique entre la France, la Tunisie, et le Québec en collaboration avec VIADANSE - Centre chorégraphique de Bourgogne-Franche-Comté à Belfort, le Ministère des Affaires Culturelles de Tunisie et l’Institut Français de Tunis.

 

Depuis 2019, Meriem et Mohamed ont également été interprètes et collaborateurs artistiques au centre chorégraphique national de Bourgogne-Franche-Comté à Belfort, élargissant ainsi leur palette artistique en tant que interprètes, chorégraphes et pédagogues. Leur parcours est jalonné de rencontres enrichissantes avec des artistes pluridisciplinaires à travers des projets, des festivals, des débats et des collaborations avec des institutions publiques. Cette diversité d’expériences nourrit leur vision artistique et renforce leur engagement envers la collaboration entre artistes, allant au-delà de la simple mise en scène pour intégrer des perspectives multiples et des disciplines artistiques variées.

 

En tant que fervents défenseurs de la pédagogie, Meriem et Mohamed partagent généreusement leur passion en tant qu’éducateurs artistiques et culturels dans plusieurs établissements en Europe, établissant ainsi un lien précieux entre leur expérience scénique et le monde éducatif.

Machki suit le parcours de trois corps
migrants en quête d’un passage vers
l’intégration. Corps migratoires et
communautaires, ils se heurtent aux
limites visibles et invisibles : ils chutent,
se ferment, s’éteignent, puis s’ouvrent
à nouveau. Ces bascules dessinent leur
trajet fragile et persistant. Une pièce
chorégraphique inspirée du mot tunisien
« Machki » — « battre les cartes » —, geste
qui symbolise un nouveau départ, la
possibilité de redistribuer les rôles, les
places, les identités. Trois interprètes
issus de parcours migratoires complexes
se retrouvent dans un espace clos.
À travers le mouvement, ils racontent
la fragilité, l’effort de tenir debout,
mais aussi les élans de résistance et
la solidarité. Ensemble, ils composent
une communauté mouvante, en quête
d’un passage possible vers une nouvelle
intégration.

© KIF’DANCE

 

 

Association KIF'DANCE BP 70042 90001 Belfort CEDEX
©KIF'DANCE 2024

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